Fauche tardive

Une éco manifestation

Cycle biologique

De prime abord plutôt abstrait, le concept de fauche tardive est assez aisé à comprendre. Il s’agit, afin de permettre aux différentes espèces animales et végétales d’accomplir leur cycle biologique, de faucher les prairies le plus tard possible, généralement à la fin de l’été. Cependant, la mise en place de la fauche tardive ne doit pas être prise à légère, au risque de se solder par un échec cuisant.

Certaines expériences ont démontré que la fréquence et la période de fauchage auraient un impact important sur la biodiversité des zones fauchées. Ainsi, réaliser une fauche au mois de septembre à l’avantage de permettre à toutes les espèces, y compris les plus rares, de se développer convenablement, et donc de maximiser la biodiversité. Cependant, réaliser une fauche plus précoce est envisageable et peut encore être profitable à certaines espèces, animales ou végétales. A titre d’exemple, alors qu’une fauche réalisée au premier juillet n’est pas incompatible avec le bon développement du Courlis cendré, des espèces comme le Râle des genêts ou l’Orchis des marais, particulièrement menacées, ne pourraient déjà plus se maintenir. Bref, plus la fauche est précoce, plus le risque de voir certaines espèces disparaitre augmente. Dans certains Rieds, la fauche ayant systématiquement lieu le 15 juin, l’impact sur la biodiversité est particulièrement conséquent.

Ceci peut s’expliquer par le fait qu’il faille également tenir compte des besoins des éleveurs, malheureusement pas toujours en adéquation avec ceux de la faune et de la flore. Par conséquent, afin de préserver la biodiversité de ces prairies, il est primordial d’explorer de nouvelles pistes et que la population locale se montre bienveillante vis-à-vis de ces zones qui peuvent sembler non entretenues, mais dont l’intérêt écologique est bien réel.