Pour s’adapter aux besoins environnementaux actuels, C(i)CLO s’ancre dans un réel retour à la nature, comme une nouvelle forme d’habiter. Discret et modulaire, C(i)CLO s’intègre au site en utilisant des matériaux naturels et en présentant des dispositifs adaptés à la faune et la flore environnante. Pour répondre aux nouveaux besoins sociétaux, le projet invite le promeneur à revisiter des pratiques délaissées dans notre société, telles que le repos, la méditation, l’observation, l’échange… Il y a ici une volonté de perte de contrôle, de temps qui passe, pour laisser place au ressenti, à l’émotion, à la poésie.
C’est un voyage au fil du « temps » qui est ici proposé, du sol (automne, terre) au ciel (été, feu) en passant par le Ried (hiver, eau) et le vent (printemps, air) : un parcours sensoriel au long duquel chacun peut y trouver une cabane, un abri, un refuge, mais aussi un observatoire, un point de rencontre, un espace de repos ou un lieu de recueillement, une réinterprétation du séchoir à tabac ou du bûcher de la Saint Jean…
C(i)CLO est un manifeste pour une architecture durable.
L’utilisation de pieux vissés pour les fondations permet de laisser le site naturel intact lors du démontage de l’œuvre. La structure de 10m est en pin maritime issu de la forêt des Landes touchée par les tempêtes successives des dernières années.
Un partenariat aquitain a été mis en place dans le but de promouvoir l’utilisation du pin maritime dans la construction.
Partenaires : Conseil Régional d’Aquitaine, Scierie Labadie, Xylofutur, Les Compagnons du Devoir (Bordeaux et Strasbourg), B2S, CUBE Ingénieurs, EnsapBx, le 308 maison de l’architecture…
C(i)clo fonctionne selon des usages, et non des fonctions. Chaque niveau propose un usage particulier.
Le rez de chaussée est un retour à la terre, un espace de méditation, encerclé par un habillage minéral, ne laissant qu’entrevoir l’extérieur par de petites ouvertures.
Le R+1, ouvert sur l’extérieur et le Ried est un espace de repos, de détente, un observatoire où il sera possible de faire une sieste dans un hamac spécialement installé à cet effet.
Le R+2, protégé par un système de brise soleil en bois, pris au vent, est un espace d’échange, un moment de rencontre où l’on peut discuter, boire un verre, grignoter, manger…
Au dernier niveau, l’observatoire regarde vers le ciel. Le jour, c’est un point de vue sur la nature et les oiseaux, la nuit il devient un cadrage sur les étoiles.
La possibilité d’intégrer des perchoirs et abreuvoirs pourrait venir créer la surprise. Le festival se déroulant en pleine période de migration des cigognes, la possibilité de les voir nicher ou simplement s’arrêter viendrait s’ajouter au coté féérique de l’installation.
Lucie Mothes, LUcieMOthesArchitecte, Architecte DPLG, Bordeaux
Samuel Berthomeau, ShadowzBox atelier d’architecture, Architecte DPLG, Bordeaux
Collectif [ShaLuMo]architectes : ShadowzBox atelier d’architecture + LUcie MOthes Architecte
Deux jeunes architectes se croisent sur les bancs de l’Ensap de Bordeaux dont ils sortent diplômés en 2007. Après des expériences personnelles variées, ils se retrouvent au sein de l’Agence Brochet-Lajus-Pueyo à Bordeaux de 2008 à 2011.
Fin 2011, ils créent leurs agences respectives et décident de s’associer au sein du collectif ShaLuMo pour répondre à des concours et appels à idées. Ils sont lauréats en 2012 du Festival des Architectures Vives de Montpellier (du 13 au 17 Juin 2012) et d’ARCHI<20 à Muttersholtz.
Suite à l’obtention de son diplôme, Samuel Berthomeau part à Paris parfaire son expérience. Il passe alors par les agences Jakob+MacFarlane, PaulAndreuArchitecteParis ou encore PatrickMauger, qui lui permettent de travailler sur des projets de toute échelle.
Après une année d’étude à l’Université de Ferrara en Italie, Lucie Mothes expérimente la notion de projet à l’étranger au travers d’un workshop en Chine et de son diplôme de fin d’études à Madagascar grâce à la bourse d’étude de la Fondation Besnard de Quellen, entre engagement associatif auprès d’Architectes Sans Frontières et assistante d’enseignement à l’EnsapBx.
Le collectif ShaLuMo, en travaillant sur des projets à différentes échelles (de l’installation à l’aménagement urbain), propose une architecture multiculturelle basée sur l’adaptation au contexte (site, usagers…), sur l’économie du projet et sur une démarche de développement durable en mettant l’accent sur la notion d’usages, de modularité et de réversibilité du projet.
Le collectif ShaLuMo s’est mobilisé pour ARCHI<20 dans le but de réfléchir aux nouvelles formes de concevoir les modes d’habiter, de mobiliser des partenaires locaux autour d’un projet commun, de construire en temps réel un projet imaginé et de partager savoirs et expériences lors d’un rassemblement festif.
